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Après un adieu embrumé à 5 heures du matin, nous décollons pour Singapour: l’univers du parfait. Fini les traversées de rue anarchique, les odeurs, les mendiants, les « Tuk Tuk sir? »…A Singapour, ce qu’il faut faire ou ne pas faire est inscrit sur tous les panneaux. On apprend qu’un mégot de cigarette jeté sur le trottoir peut côuter 500 dollars et beaucoup plus si cette malheureuse cigarette n’a pas été achetée à Singapour même (11 dolls le paquet). Les gens attendent sagement le bonhomme vert pour traverser, ramassent les déjections de leur chien, et sursautent quand on leur demande une direction. Pour une fois, nous nous retrouvons, occidentaux, les pauvres bofs de la bande.Ici, nous avons été hyper bien reçus par Emmanuelle et Nicolas (et leurs 4 enfants), François et Quentin. Au programme: montage de nos vidéos mais aussi devoirs des enfants (en chinois s’il vous plaît), bons petits plats d’Emmanuelle, piscine, une tentative de tennis et de bonnes papotes.Entre temps, nous partons en bateau un matin pour un reportage MEP sur l’île de Bintan, à Tajung Pinang, en Indonésie. Non, non, nous n’étions pas sur une plage de sable blanc à l’ombre d’un palmier en fleurs…Mais bien dans un foyer de jeunes mecs remuants avec tout ce qu’on aime à cet âge: les cigarettes en cachette, les Kaïds de la bande, les pseudo tatouages, les histoires de minettes, les batailles de coussins dans le dortoir…Le directeur, Monsieur Hiro, est une sacrée personnalité. Il tient bien les enfants tout en se faisant aimer comme un père. Il est aussi amoureux de charcuterie et de pâté, une vraie plaie quand on habite en terre musulmane..Et voilà, maintenant on retourne à Bangkok pour rererere-essayer d’avoir un visa indien (qu’on n’a pas réussi à obtenir à Singapour). Petit retour aux sources de nos premiers pas en Asie.

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